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Trois maîtres du dessin

Philippe de Champaigne (1602-1674), Jean-Baptiste de Champaigne (1631-1681), Nicolas de Plattemontagne (1631-1706)

organisée par le GIP-C Port-Royal et la Réunion des musées nationaux

24 mars  – 29 juin 2009

 

avec le soutien de la
Région Ile-de-France, du département des Yvelines,
de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines,
et le concours de la ville de Magny-les-Hameaux

 

 

Artiste majeur du règne de Louis XIII, Philippe de Champaigne, né à Bruxelles en 1602, est resté dans les mémoires comme le peintre de Port-Royal. C’est à lui que la Mère Angélique commande les peintures des abbayes de Paris et des Champs vers 1648. Sa fille Catherine y prend le voile, et lorsque, paralysée depuis des mois, elle y est miraculeusement guérie, en 1662, l’artiste peint son chef-d’œuvre (l’Ex-Voto, aujourd’hui au musée du Louvre) pour la communauté des religieuses.

Le musée de Port-Royal a déjà présenté, en 1958 et en 1995, les œuvres peintes pour l’abbaye. Dans l’exposition monographique, présentée à Lille et à Genève en 2006-2007, seules étaient montrées les peintures. Les dessins de Philippe de Champaigne n’ont encore jamais fait l’objet d’une exposition.

 

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Philippe de Champaigne,
Anne d'Autriche et ses enfants,
Paris, ENSBA

 

5689136

Philippe de Champaigne,
La vision de Dom Jean, vicaire à la Grande-Chartreuse.
Paris, musée du Petit-Palais

Il reste aujourd’hui assez peu de dessins de la main de Philippe de Champaigne – un peu plus d’une cinquantaine  clairement identifiée. Pour la plupart d’entre eux, il s’agit de dessins préparatoires pour ses peintures. Pour l'artiste, le dessin semble plutôt être un moyen, et non une fin en soit. Pourtant dans ces portraits, comme celui de Charlotte Duchesne (New York, Metropolitan Museum of Art), il parvient à suggérer la même présence forte que dans ses œuvres peintes les plus accomplies.

L’exposition révèle aussi en Champaigne un étonnant paysagiste. Au cours d’un séjour qu’il fait en vallée de Chevreuse en 1654, il réalise une Vue de Port-Royal des champs (Ecole nationale supérieure des beaux-arts), une des rares représentations du XVIIe siècle qui nous soit parvenue de l’abbaye détruite en 1711. Dans ces paysages, dont la précise exactitude laisse entrevoir son plaisir à les dessiner, il retrouve les leçons de ses maîtres flamands.

Au sein d’un atelier réuni autour de lui, l’artiste a su s’appuyer sur des élèves qu’il a formés et dont on a, encore aujourd’hui, des difficultés à distinguer les œuvres respectives.

 

 

 

 

Port-Royal

Philippe de Champaigne,
Vue de l’abbaye de Port-Royal des Champs, depuis l’étang
Paris, ENSBA

 

Bernard Dorival, fondateur du musée de Port-Royal, et premier grand spécialiste de Philippe de Champaigne, avait déjà commencé à étudier ces dessins. Dans l’exposition qu’il a consacré à Champaigne à l’Orangerie en 1952, il a présenté six dessins de Philippe de Champaigne et de ses deux plus proches collaborateurs, son neveu Jean-Baptiste de Champaigne (1631-1681) et Nicolas de Plattemontagne (1631-1707). L’exposition, A l’école de Philippe de Champaigne, présentée au musée d’Evreux en 2007, a été l’occasion de redécouvrir l’art de ces deux élèves et permit d’individualiser leurs différentes manières.

 

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Jean-Baptiste de Champaigne,
Christ en Croix

Paris, ENSBA

 

 

 

 

L'exposition du musée de Port-Royal, qui réunit soixante-dix dessins de Philippe de Champaigne, de Jean-Baptiste de Champaigne et de Nicolas de Plattemontagne se propose d’approfondir la question du dessin jamais complètement traitée, en présentant un certain nombre de feuilles inédites et en avançant de nouvelles attributions.

 

Parallèlement, la publication du catalogue raisonné qui étudie deux cent sept dessins de ces trois artistes permet aujourd’hui de mieux comprendre l’art de ces trois maîtres du dessin et de rendre à chacun la place qu’il mérite.

 

 

 

 

 

 

Commissariat : Philippe Luez, assisté de Bénédicte Fichet

 

Catalogue rédigé par Frédérique Lanoé, doctorante en histoire de l’art

sous la direction scientifique de Pierre Rosenberg de l’Académie française, président-directeur honoraire du musée du Louvre

 

Scénographie : Emmanuel Boulze et Alain Lefort

Réalisation : Services techniques de la ville de Magny-les-Hameaux

Lumières : MC2

Graphiste : Jean-Yves Cousseau

 

Avec le soutien d’Europe 1, partenaire de la RMN

 

En partenariat média avec

Télérama, Sortir et A nous Paris

 

 

Vu dans la presse (non exhaustif) :

 

Connaissance des arts, 27 mars 2009

http://www.connaissancedesarts.com/peinture-sculpture/actu/articles/oeuvres-expositions/breves/dessins-du-grand-siecle.html

 

Le Figaro, 6 avril 2009

http://www.lefigaro.fr/culture/2009/04/06/03004-20090406ARTFIG00366-quand-champaigne-dessinait-port-royal-.php

 

Le Journal des arts, 2 mai 2009

http://www.artclair.com/jda/archives/e-docs/00/00/FD/9A/document_article.php

 

La Tribune de l’Art, 6 mai 2009

http://www.latribunedelart.com/Expositions/Expositions_2009/Dessins_Champaigne_Plattemontagne_1000.htm

 

 

 

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