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L’âge
d’or du monastère (1609-1709) Les religieuses
de Port-Royal La
Réforme catholique, consacrée par le Concile de Trente, avait gagné tardivement
la France, en raison des troubles des Guerres de religions, et de l'essor de
la pensée gallicane. La pacification du royaume par Henri IV favorise le
mouvement de réformes des établissements religieux du royaume.
Port-Royal de Paris En 1625, la mère Angélique obtient la permission de
créer un second établissement à Paris dans le faubourg Saint-Jacques.
L’abbesse demande la séparation de Cîteaux et place l’abbaye sous la
juridiction de l'ordinaire. En 1629, elle obtient du roi Louis XIII la
permission pour la communauté d’élire son abbesse, et démissionne en juillet
1630. La direction spirituelle de la communauté est assurée, vers 1635, par
l'abbé de Saint-Cyran. En 1647 le monastère prend le nom de Port-Royal du
Saint-Sacrement, et les religieuses reçoivent le scapulaire blanc avec une
croix rouge sur la poitrine, qui remplace le scapulaire noir des
cisterciennes. Deux monastères, une communauté Le
13 mai 1648, la mère Angélique revient à Port-Royal des Champs avec plusieurs
religieuses. Une partie de la communauté se réinstalle aux Champs à la fin de
la Fronde en 1653. L’abbaye des Champs vit désormais en étroite relation avec
l’abbaye parisienne, alors que les premières mesures de Mazarin, puis du
jeune roi Louis XIV, commencent à s’abattre sur les jansénistes. Les
Solitaires aux Champs Réunis à Paris à partir de
1637, les solitaires s’installent l'année suivante à Port-Royal des Champs,
dans l'abbaye abandonnée par les religieuses. Sous l’influence de
Saint-Cyran, des personnalités laïques ou ecclésiastiques, parents
pour la plupart de la mère Angélique, comme ses neveux Antoine Le
Maître ou Louis-Isaac Le Maître de Sacy, le médecin Jean Hamon, le
grammairien Claude Lancelot, le moraliste Pierre Nicole..., y mènent une vie
d'étude et de prières. Ils entretiennent les bâtiments, font drainer le fond
du vallon et entreprennent de rehausser le sol de l’abbatiale. Au retour des
religieuses en 1648, les Solitaires se retirent dans la ferme des Granges. Les
« Petites écoles » Sous l’impulsion de l’abbé de
Saint-Cyran, directeur spirituel de la communauté des religieuses de
Port-Royal, les Solitaires se consacrent dès 1637 à l’éducation des enfants
et créent les « petites écoles ».
« Comme ces écoles
étoient plus pour la piété que pour les sciences, on ne pressoit pas si fort
les enfans pour les études, dont on leur donnoit cependant de solides
principes. » En
1651, le succès de leur enseignement incite les Solitaires à construire un
bâtiment destiné à un pensionnat de garçons, accueillant chaque année
une trentaine d'élèves. |
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